22 octobre 2023

JOURNEE MISSIONNAIRE MONDIALE 2023

 

Message du Pape pour la Journée Missionnaire Mondiale 2023


La Journée Missionnaire Mondiale a lieu dimanche 22 octobre 2023 sur le thème : « Des cœurs brûlants, des pieds en marche» (cf. Lc 24, 13-35).

Chers frères et sœurs,

Pour la Journée Mondiale des Missions de cette année, j’ai choisi un thème qui s’inspire du récit des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile de Luc (cf. 24, 13-35): “Des cœurs brûlants, des pieds en marche ”. Ces deux disciples sont troublés et déçus, mais la rencontre avec le Christ dans la Parole et dans le Pain rompu a allumé en eux l’enthousiasme de se remettre en route pour Jérusalem et d’annoncer que le Seigneur est vraiment ressuscité. Dans le récit évangélique, nous saisissons la transformation des disciples à partir de quelques images suggestives : des cœurs brûlants pour les Écritures expliquées par Jésus, des yeux ouverts afin de le reconnaître et, comme point culminant, des pieds en marche. En méditant sur ces trois aspects qui dessinent l’itinéraire des disciples missionnaires, nous pouvons renouveler notre zèle pour l’évangélisation dans le monde d’aujourd’hui.

1- Des cœurs brûlants “tandis qu’il nous expliquait les Écritures”. La Parole de Dieu éclaire et transforme le cœur dans la mission.

Sur le chemin de Jérusalem à Emmaüs, les cœurs des deux disciples étaient tristes – comme le montraient leurs visages – à cause de la mort de Jésus, en qui ils avaient cru (cf. v. 17). Face à l’échec du Maître crucifié, leur espérance qu’il soit le Messie s’était effondrée (cf. v. 21).

Et, « tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux » (v. 15). Comme au début de la vocation des disciples, encore maintenant au moment de leur égarement, le Seigneur prend l’initiative de s’approcher des siens et de marcher à leurs côtés. Dans sa grande miséricorde, Il ne se lasse pas de rester avec nous, malgré nos défauts, nos doutes, les faiblesses, malgré la tristesse et le pessimisme qui nous rendent « sans intelligence et lents à croire » (v. 25), des hommes de peu de foi.

Aujourd’hui, comme autrefois, le Seigneur ressuscité est proche de ses disciples missionnaires, et il marche à leurs côtés, surtout lorsqu’ils se sentent perdus, découragés, effrayés face au mystère d’iniquité qui les entoure et qui veut les étouffer. C’est pourquoi « ne nous laissons pas voler l’espérance » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 86). Le Seigneur est plus grand que nos problèmes, surtout lorsque nous les rencontrons dans l’annonce de l’Évangile au monde, car cette mission, après tout, est la sienne et nous ne sommes que ses humbles collaborateurs, des “serviteurs inutiles” (cf. Lc 17, 10).

" le Seigneur ressuscité est toujours avec vous et il voit votre générosité et vos sacrifices pour la mission d’évangélisation dans les lieux les plus reculés "

J’exprime ma proximité dans le Christ à tous les missionnaires du monde, en particulier à ceux qui traversent une période difficile : chers amis, le Seigneur ressuscité est toujours avec vous et il voit votre générosité et vos sacrifices pour la mission d’évangélisation dans les lieux les plus reculés. Les jours de la vie ne sont pas tous ensoleillés, mais souvenons-nous toujours des paroles du Seigneur Jésus à ses amis avant sa passion : « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33).

Après avoir écouté les deux disciples sur la route d’Emmaüs, Jésus ressuscité « partant de Moïse et de tous les Prophètes, leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (Lc 24, 27). Et les cœurs des disciples se réchauffèrent, comme ils finiront par se l’avouer l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » (v. 32). En effet, Jésus est la Parole vivante, qui seule peut enflammer, éclairer et transformer le cœur.

Ainsi, nous comprenons mieux l’affirmation de saint Jérôme : « Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » (In Is., Prologue). « Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables » (Lett. ap. M.P. Aperuit illis, n. 1). C’est pourquoi la connaissance de l’Écriture est importante pour la vie du chrétien, et plus encore pour l’annonce du Christ et de son Évangile. Sinon, que transmet-on aux autres si ce n’est ses propres idées et projets ? Et un cœur froid, pourra-t-il jamais faire brûler celui des autres ?

Laissons-nous donc toujours accompagner par le Seigneur ressuscité qui nous explique le sens des Écritures. Laissons-le brûler nos cœurs, nous éclairer et nous transformer, afin que nous puissions annoncer au monde son mystère de salut avec la puissance et la sagesse qui viennent de son Esprit.

2- Des yeux qui “s’ouvrirent, et le reconnurent” à la fraction du pain. Jésus dans l’Eucharistie est le sommet et la source de la mission.

Les cœurs brûlants pour la Parole de Dieu ont poussé les disciples d’Emmaüs à demander au mystérieux Voyageur, le soir tombant, de rester avec eux. Et, autour de la table, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent quand Il rompit le pain. L’élément décisif qui ouvre les yeux des disciples est la séquence des actions réalisées par Jésus : prendre le pain, le bénir, le rompre et le leur donner. Ce sont des gestes ordinaires d’un maître de maison juif, mais, accomplis par Jésus-Christ avec la grâce de l’Esprit Saint, ils renouvellent pour les deux convives le signe de la multiplication des pains et surtout celui de l’Eucharistie, sacrement du Sacrifice de la croix. Mais au moment même où ils reconnaissent Jésus dans Celui-qui-rompt-le-pain, « il disparut à leurs regards » (Lc 24, 31). Ce fait nous permet de comprendre une réalité essentielle de notre foi : le Christ qui rompt le pain devient maintenant le Pain rompu, partagé avec les disciples et donc consommé par eux. Il est devenu invisible, parce qu’il est maintenant entré dans le cœur des disciples pour les faire brûler encore davantage, les incitant à reprendre la route sans tarder pour communiquer à tous l’expérience unique de la rencontre avec le Ressuscité ! Ainsi, le Christ ressuscité est Celui-qui-rompt-le-pain et, en même temps, il est le Pain-rompu-pour-nous. Et donc, tout disciple missionnaire est appelé à devenir, comme Jésus et en Lui, grâce à l’action de l’Esprit Saint, celui-qui-rompt-le pain et celui-qui-est-pain-rompu pour le monde.

À cet effet, il faut rappeler qu’une simple fraction de pain matériel avec les affamés au nom du Christ est déjà un acte missionnaire chrétien. À plus forte raison, la fraction du Pain eucharistique qui est le Christ Lui-même est l’action missionnaire par excellence, car l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l’Église.

Le pape Benoît XVI l’a rappelé : « Nous ne pouvons garder pour nous l’amour que nous célébrons dans le Sacrement [de l’Eucharistie]. Il demande de par sa nature d’être communiqué à tous. Ce dont le monde a besoin, c’est de l’amour de Dieu, c’est de rencontrer le Christ et de croire en Lui. C’est pourquoi l’Eucharistie n’est pas seulement source et sommet de la vie de l’Église; elle est aussi source et sommet de sa mission: “Une Église authentiquement eucharistique est une Église missionnaire” » (Exhort. ap. Sacramentum caritatis, n. 84).

Pour porter du fruit, nous devons rester unis à Lui (cf. Jn 15, 4-9). Et cette union se réalise par la prière quotidienne, surtout dans l’adoration, en restant en silence en présence du Seigneur qui reste avec nous dans l’Eucharistie. En cultivant avec amour cette communion avec le Christ, le disciple missionnaire peut devenir un mystique en action. Que notre cœur aspire toujours à la compagnie de Jésus, en murmurant la demande ardente des deux hommes d’Emmaüs, surtout quand vient le soir : “Reste avec nous, Seigneur !” (cf. Lc 24, 29).

3- Les pieds en marche, avec la joie de raconter le Christ ressuscité. La jeunesse éternelle d’une Église toujours en sortie.

Après avoir ouvert les yeux, en reconnaissant Jésus dans la « fraction du pain », les disciples, « à l’instant même, se levèrent et retournèrent à Jérusalem » (cf. Lc 24, 33). Ce départ en toute hâte, pour partager avec les autres la joie de la rencontre avec le Seigneur, montre que « la joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par Lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 1). On ne peut vraiment rencontrer Jésus ressuscité sans être enflammé par le désir de le dire à tout le monde. Par conséquent, ceux qui ont reconnu le Christ ressuscité dans les Écritures et dans l’Eucharistie, et qui portent son feu dans le cœur et sa lumière dans les yeux, sont la première et la principale ressource de la mission. Ils peuvent témoigner de la vie qui ne meurt jamais, même dans les situations les plus difficiles et les moments les plus sombres.

L’image des “pieds en marche” nous rappelle une fois encore la validité permanente de la missio ad gentes, la mission, donnée à l’Église par le Seigneur ressuscité, d’évangéliser toute personne et tout peuple jusqu’aux extrémités de la terre. Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité blessée par tant d’injustices, de divisions et de guerres, a besoin de la Bonne Nouvelle de la paix et du salut dans le Christ. Je saisis donc cette occasion pour réaffirmer que « tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable » (ibid., n. 14). La conversion missionnaire reste l’objectif principal que nous devons nous fixer en tant qu’individus et en tant que communauté, car « l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Église » (ibid., n. 15).

Comme l’affirme l’apôtre Paul, l’amour du Christ nous interpelle et nous pousse (cf. 2 Co 5, 14). Il s’agit ici du double amour : celui du Christ pour nous qui rappelle, inspire et suscite notre amour pour Lui. Et c’est cet amour qui rend toujours jeune l’Église en sortie, avec tous ses membres en mission pour annoncer l’Évangile du Christ, convaincus qu’ « Il est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux » (v. 15). Chacun peut contribuer à ce mouvement missionnaire : par la prière et l’action, par des offrandes d’argent et de souffrances, par son témoignage. Les Œuvres Pontificales Missionnaires sont l’instrument privilégié pour favoriser cette coopération missionnaire sur le plan spirituel et matériel. C’est pourquoi la collecte des offrandes de la Journée Mondiale des Missions est dédiée à l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi.

L’urgence de l’action missionnaire de l’Église implique naturellement une coopération missionnaire toujours plus étroite de tous ses membres à tous les niveaux. C’est un objectif essentiel du parcours synodal que l’Église est en train d’accomplir avec les mots-clés communion, participation, mission. Ce parcours n’est certes pas un repli de l’Église sur elle-même ; il n’est pas un sondage du peuple pour décider, comme dans un parlement, ce qu’il faut croire et pratiquer ou non selon les préférences humaines. Il s’agit plutôt d’une marche comme les disciples d’Emmaüs, en écoutant le Seigneur ressuscité qui vient toujours parmi nous pour nous expliquer le sens des Écritures et rompre le Pain pour nous, afin que nous puissions poursuivre, avec la force de l’Esprit Saint, sa mission dans le monde.

De même que ces deux disciples racontèrent aux autres ce qui s’était passé sur la route (cf. Lc 24, 35), de même notre annonce sera un joyeux récit du Christ Seigneur, de sa vie, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, des merveilles que son amour a accomplies dans notre vie.

Repartons donc nous aussi, éclairés par la rencontre avec le Ressuscité et animés par son Esprit. Repartons avec des cœurs brûlants, les yeux ouverts, les pieds en marche, pour enflammer d’autres cœurs avec la Parole de Dieu, ouvrir d’autres yeux à Jésus Eucharistie, et inviter tout le monde à marcher ensemble sur le chemin de la paix et du salut que Dieu, dans le Christ, a donnés à l’humanité.

Sainte Marie de la route, Mère des disciples missionnaires du Christ et Reine des Missions, priez pour nous !

Rome, Saint Jean de Latran, 6 janvier 2023, Solennité de l’Épiphanie du Seigneur.

FRANÇOIS



20 octobre 2023

NEUVAINE DE PRIERE POUR LA PAIX




En ces jours où la division entre les peuples, au Proche-Orient et dans le monde, semble signer la victoire du prince des ténèbres, il est plus que jamais nécessaire de rappeler notre vocation universelle à entrer dans la communion des saints, unis par des liens de charité fraternelle, reçus du Père tendre et miséricordieux.

C’est ce que nous célébrerons le jour de la Toussaint. Pour nous y conduire et nous y préparer, j’ai demandé au père Hughes de la Villegeorges de nous proposer une neuvaine pour la paix, à prier en paroisse, en fraternité, en famille ou individuellement. Je le remercie vivement pour cette méditation du psaume 8 et le déploiement des intentions inspirées de la grande prière du vendredi saint qui nous unit à la Passion du Christ.

Que cette prière, portée par tout le diocèse, nous transforme et fasse de nous des artisans de paix.

+ Stanislas LALANNE
Evêque de Pontoise
pour le Val-d’Oise



Télécharger le texte de la neuvaine de prière pour la paix en cliquant ICI















04 octobre 2023

PARTAGE 193 - L' AMITIE SOCIALE

 L’ AMITIÉ SOCIALE : un bien pour tous

 


Au cœur des JMJ de Lisbonne, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, a donné aux 750 jeunes pèlerins du val d’Oise une catéchèse sur l’amitié sociale et la fraternité universelle qui peut rejoindre chacun d’entre nous, chrétiens ou non chrétiens. En voici un résumé et de larges extraits.

Qu’est-ce que l’amitié sociale ?

Ce concept dépasse de beaucoup l’amitié que nous pouvons ressentir les uns pour les autres. Il apparaît, au grand jour, lors de la publication de l’ encyclique Fratelli tutti (Tous frères) du pape François   en octobre 2020 sur la fraternité et l’amitié sociale.

Si l’appel à la fraternité universelle nous est bien connu et parfois expérimenté, la notion d’amitié sociale est originale. Le Pape évoque une « fraternité ouverte » pour le service des autres, le bien commun, la fraternité universelle qui rassemble tous les peuples et toutes les générations puisque nous sommes tous enfants d’un même Père.

Voilà ce qu’écrit le pape François : « Je forme le vœu qu’en cette époque que nous traversons, en reconnaissant la dignité de chaque personne humaine, nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité » (FT 8). 

L’amitié sociale se fonde sur la fraternité pour travailler ensemble, sans distinctions, au-delà de nos différences… Travailler ensemble, concrètement, pour servir le bien commun et bâtir le Royaume de paix et d’amour que Dieu nous propose.

Laissons-nous éclairer par la parabole du Bon Samaritain universellement connue (Luc 10).

Sur la route entre Jérusalem et Jéricho, un homme tombe aux mains de brigands. Ils le dépouillent et le laissent pour mort.

Deux voyageurs passent. L’un est prêtre, l’autre lévite. Hommes importants, ils ne veulent pas se compromettre et ne s’arrêtent pas. Tous deux sont le signe de nos peurs devant la souffrance. Ils sont les symboles de notre impuissance devant les personnes en fragilité, en situation de pauvreté : le grand malade, la personne handicapée, le SDF, le migrant… 

 

 Le 3ème voyageur, lui, est un Samaritain, un étranger, un hérétique, un exclu. Il regarde le blessé et son cœur se retourne : il est « pris aux entrailles », sa compassion est viscérale. Il laisse ses préoccupations, il sort de lui-même. Il se décentre. Spontanément, sans calcul, il se fait le prochain de ce malheureux.  Il ne cherche pas à poser un acte héroïque. Il considère cet homme blessé comme son semblable, comme un frère. L’amitié sociale est toujours gratuite, c’est un don !


Quels sont alors les principales caractéristiques de l’amitié sociale ?

 

1) L’amitié sociale est tournée vers l’action : l’action concrète, précise, évaluable dans un quartier, un village, une association, auprès des malades, des personnes handicapées, des personnes vulnérables, isolées, étrangères. C’est une action qui nous engage dans la durée

2) L’amitié sociale commence toujours par un choix. On ne choisit pas ses parents, ni ses frères et sœurs. Mais on choisit ses amis. Il s’agit donc d’une décision. Il s’agit d’un acte volontaire porté par la foi et/ou le service des autres.

3) L’amitié sociale demande un cœur qui sache écouter ! Écouter, c’est risqué, risqué d’être touché par ce que l’on entend, c’est prendre le risque d’être déplacé, d’être dépaysé, voire même déraciné, marqué au cœur. 

4) L’amitié sociale s’inscrit dans le respect de la dignité inaliénable de tout être humain. Il s’agit d’une dignité essentielle qui ne dépend ni du statut, ni de l’état, ni de l’apparence, ni des qualités de la personne. 

Cette dignité « inhérente à tous les membres de la famille humaine » est reprise dans l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Cette égale dignité est le fondement des droits de l’homme. 

Et pour les chrétiens, cette dignité inaliénable se fonde sur l’acte créateur de Dieu. Il crée l’homme « à son image et à sa ressemblance » (Gn 1, 26), d’où l’infini respect que nous nous devons les uns aux autres… 

5) L’amitié sociale invite donc à une qualité de regard pour aimer et servir la fraternité.  Comment regardons-nous ? Qui regardons-nous ? Regard qui juge, qui tue ou qui remet debout, qui fait confiance, qui embellit la vie ?


6) L’amitié sociale a sa source en Dieu. Pour nous, Chrétiens, Dieu a déposé en nos cœurs cette capacité à aimer et à nous unir, à reconnaître, à valoriser les personnes indépendamment de leur culture, de leur lieu de naissance ou de leur couleur de peau. A l’inverse, quand il y a division, il y a mort. Nous tuons l’amitié sociale.

Pour conclure, l’amitié sociale appelle à bâtir une culture de la rencontre enracinée dans le réel de la vie. Les engagements au service de la fraternité universelle n’ont pas d’autres terrains que ceux de notre humanité, bien concrète, charnelle, ordinaire, avec ses contours, ses épaisseurs, ses élans, ses plis, ses faux plis.  L’amitié sociale épouse, accompagne, rejoint les méandres de chaque existence personnelle et collective. Le réel quotidien de la vie familiale, politique, sociale, économique, syndicale, entrepreneuriale, ecclésiale… L’autre est mon frère, ma sœur… Et cela, c’est du réel.

Michaël Lemogne

Pour en savoir plus, retrouvez le texte complet de la catéchèse de Mgr Lalanne :

https://www.catholique95.fr/jmj-2023-catechese-de-mgr-stanislas-lalanne/

29 septembre 2023

Un rendez-vous exceptionnel
et porteur de multiples appels évangéliques


 

28 septembre 2023

INFO MESSE - OCTOBRE 2023

 

OCTOBRE 2023

Les Jardins De Coursiana 32480 La Romieu - septembre 2019

26e dimanche ordinaire
Dimanche 1er octobre - messe à 11h00
EGLISE SAINT NICOLAS DE CHAUVRY

FÊTE DES RECOLTES
Apéritif offert après la messe
animations et "Marché fermier" dans la cour de la ferme

Attention : Pas de messe à Bouffémont
un covoiturage sera organisé

27e dimanche ordinaire
Dimanche 8 octobre - messe à 11h00 
- église Saint-Georges de Bouffémont


28e dimanche ordinaire
Dimanche 15 octobre - messe à 11h00 
- église Saint-Georges de Bouffémont


29e dimanche ordinaire
Dimanche 22 octobre - messe à 11h00 
- église Saint-Georges de Bouffémont


30e dimanche ordinaire
Samedi 28 octobre - messe à 18h00 
- église ND de Pitié de Béthemont
Dimanche 29 octobre - messe à 11h00 
- église Saint-Georges de Bouffémont


FÊTE DE TOUSSAINT

Chapelle ND de Nazareth - Entrechaux (Vaucluse)

Mercredi 1er novembre - Messe à 11h00 
- église Saint Georges de Bouffémont

Bénédiction des tombes par le père Henri de la Salle
· 14 h00 au cimetière de Béthemont
· 14h30 au cimetière de Chauvry
· 15h00 au cimetière de Bouffémont

L'église de Bouffémont sera ouverte de 12h à 16h pour vous permettre de vous recueillir avant de vous rendre au cimetière. Des lumignons à déposer sur les tombes et des supports de prières seront mis à votre disposition pour vous aider dans votre recueillement.

 


______________________________________________
Messe tous les mercredis à 18h00
Eglise Saint Georges de Bouffémont
________________________________


Toutes les infos sur les horaires des messes sur ➤ messes.info

25 septembre 2023

PARTAGE 193 - RETOUR DES JMJ 2023

RETOUR DES JMJ 2023




Les Journées Mondiales de la Jeunesse ont eu lieu cet été au Portugal, dans le diocèse de Braga, puis à Lisbonne. Ils étaient plus de 750 jeunes du Val-d'Oise à y participer dont 3 Bouffémontoises et aussi Carole et Jérôme Pucheu, délégués diocésains JMJ pour le diocèse de Pontoise. Voici leurs témoignages :

NISLANDE :

Les JMJ pour moi ont été une magnifique expérience que je n'oublierai jamais ! J’ai appris beaucoup de choses sur nos coutumes catholiques et nos traditions, et cela a été très enrichissant spirituellement pour moi. J’ai fait de très belles rencontres même au sein du groupe de notre diocèse.

Ce qui m’a sincèrement touchée c’est de voir à quel point l’amour de Christ dépasse les frontières et touche chacun de nous : c’est l’une des plus belles choses que j’ai vécues ! Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à ce projet : Franchement c’est une expérience incroyable à vivre, et j’invite les jeunes à y penser pour les prochaines qui se produiront en 2027 à Séoul.

Soyons tous unis en Christ et faisons la volonté du Père.     Nislande

 




WENDY 

S’il me fallait décrire cette expérience des Journées Mondiales de la Jeunesse 2023 à Lisbonne en un mot je dirais : INTENSE. 

Intense, oui, car nous avons commencé ce pèlerinage à Lourdes, sous la pluie pendant 2 jours, avant d’arriver à Fafe dans le nord du Portugal où nous avons été accueillis par nos frères et sœurs portugais(es). 

 

Accueillies par leur amour, leur charité, leur bienveillance et surtout leur joie de vivre. 

Durant la première semaine nous avons logé dans des gymnases et s’il a fallu, certes, s’adapter aux conditions pas faciles, très vite nous avons su nous serrer les coudes, et profiter des moments et des activités organisées par les Portugais. 

La deuxième semaine à Lisbonne fut très enrichissante de par la diversité mais surtout l’unité qu’on a pu voir au sein de l’Église. Nous avons pu voir le Pape qui nous a livré de très beaux messages, très édifiants et encourageants pour notre jeunesse. 

Nous avons rencontré des gens du monde entier notamment du Japon, de Porto Rico, du Mozambique et j’en passe! Malgré nos différentes cultures, l’amour de Dieu a su nous réunir et nous porter durant ce magnifique pèlerinage. 

Cette expérience est unique et restera gravée à jamais dans nos cœurs! Nous avons hâte d'être à Séoul en 2027 pour continuer à vivre ces moments forts dans la fraternité !  Wendy





CECILIA

ACCUEIL. Un mot qui restera toujours intimement lié à mon expérience des JMJ : il était très émouvant de voir à quel point nous étions attendus et à quel point l'amour régnait alors que nous nous connaissions à peine. 

 Aujourd'hui je ressors grandie de ces JMJ avec une grande soif d'approfondir ma foi en mon Seigneur. L’amour que j’ai pu recevoir de toutes les personnes que j’ai rencontrées me pousse à transmettre à mon tour cet amour fort que notre Seigneur nous demande de revêtir.  

 Au cours de ces JMJ je portais dans mon cœur tous les paroissiens bouffémontois. Je suis heureuse d’avoir pu, de cette façon, vous faire vivre cette merveilleuse expérience des JMJ.   

Fraternellement Cécilia

 










CAROLE ET JÉRÔME PUCHEU

Comme Marie, les portugais de Fafe, Braga, Lourinha et Lisbonne se sont levés pour accueillir les 750 pèlerins du diocèse de Pontoise pendant les 2 semaines des Journées Mondiales de la Jeunesse 2023, quel chaleureux accueil ! 

En acceptant la mission de délégués diocésains JMJ en février 2022 à plus de 45 ans, notre expérience de JMJ était limitée à la messe de clôture des JMJ à Paris il y a 25 ans. Tout était à découvrir, tout était à construire.

La RENCONTRE est l’essence même des JMJ : c’est tout d’abord la rencontre avec de jeunes adultes (et des moins jeunes) du diocèse qui s’engagent sans compter au service des autres pendant 18 mois; c’est aussi la rencontre avec des jeunes pèlerins la foi chevillée au corps source d’une  espérance immense pour notre Église. C’est également la rencontre avec des prêtres, des séminaristes, des sœurs consacrées, des évêques et des laïcs, d’horizons divers,  engagés, désireux de partager et de vivre ensemble, en Christ, une expérience d’Église inoubliable. C’est enfin une rencontre fraternelle avec les Portugais au cœur énorme, débordant de générosité pour les pèlerins du diocèse de Pontoise et du monde entier.

Notre expérience de JMJ, c’est la certitude que l’engagement, la prière, l’écoute, la solidarité et l’Esprit Saint agissent ensemble dans les moments de joie, de réussite mais aussi et surtout dans les difficultés ou quand le doute s’installe.

Nous adressons un immense MERCI au Portugal pour son accueil et par-dessus tout pour sa grande générosité. En se rendant disponibles et en se  mettant au service des pèlerins, les Portugais ont permis de faire vivre aux jeunes du diocèse de Pontoise des JMJ extraordinaires et inoubliables, les nombreux témoignages reçus depuis notre retour en attestent.

Nous rendons grâce à Dieu pour ces instants privilégiés qui ont fait grandir un peu plus notre foi, dans l’espoir que ces liens tissés perdurent et que ces graines semées fructifient dans les mois à venir.    

Fraternellement .

Carole et Jérôme Pucheu, délégués diocésains JMJ pour le diocèse de Pontoise









22 septembre 2023

EVEIL A LA FOI

 SEPTEMBRE 2023



Éveiller?



Éveiller un enfant à la foi, 
c'est l'accompagner dans la découverte de Dieu, 
l'initier à la vie chrétienne par le jeu, le bricolage, la discussion ; 
apprendre à connaitre Jésus, et à vivre sa Parole dans la vie de tous les jours, 
car éveil à la foi  et éveil à la vie sont indissociables.  


L'Éveil à la Foi, 
ce sont les premiers pas vers Dieu pour les enfants de 3 à 7 ans ... 
Lors de nos rencontres, à travers des activités variées et attractives : 
lecture d'histoires de notre vie, puis de celle de Jésus, 
bricolage, discussion à partir d'images, 
nous faisons connaissance avec Jésus et ce qu'il a à nous dire de notre vie. 

Alors si vous avez des petits curieux de Dieu autour de vous, 
invitez-les à nous rejoindre ! 
Pas d’inscription préalable, vous venez quand vous pouvez… 
Les parents peuvent bien sûr rester. 
Prévoir de la colle et des feutres.  

Les rencontres ont lieu à l’église de Bouffémont 
le samedi de 16h30 à 17h30.  
Prochaines rencontres : 

23 septembre

14 octobre  - 18 novembre - 16 décembre 


A bientôt

Christiane Daboudet : chrdab@live.fr

19 septembre 2023

DIMANCHE 24 SEPTEMBRE - JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

 

Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2023

La Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié est célébrée le dimanche 24 septembre 2023. Cette 109ème JMMR a pour thème : « Libres de choisir entre migrer ou rester ».


Prière 
du pape François



Dieu, Père tout-puissant, 
donne-nous la grâce de nous engager avec ardeur 
en faveur de la justice, de la solidarité et de la paix, 
afin que soit assurée à tous tes enfants 
la liberté de choisir d’émigrer ou de rester. 

Donne-nous le courage de dénoncer 
toutes les horreurs de notre monde, 
de lutter contre toutes les injustices 
qui défigurent la beauté de tes créatures 
et l’harmonie de notre maison commune. 

Soutiens-nous avec la force de ton Esprit, 
pour que nous puissions manifester ta tendresse 
à chaque migrant que tu places sur notre route 
et répandre dans les cœurs et dans tous les milieux 
la culture de la rencontre et de la protection. 

Service National Mission et Migrations 
58, avenue de Breteuil 75007 PARIS 
01 72 36 69 47 m
issionetmigrations@cef.fr / missionetmigrations.catholique.fr





06 septembre 2023

INSCRIPTIONS POUR LE CATE ET L'AUMONERIE

 


Inscriptions à la catéchèse ET A L’aumÔnerie

du CE2 à la 3ème

au presbytère, 7 rue de la République

 

Samedis 9 et 16 septembre de 10h00 à 12h30