08 mars 2015

3ÈME DIMANCHE DE CARÊME


« Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. » Ps 18, 9

Comme l'Église, souvenons-nous que c’est en soignant les blessures des personnes réfugiées ou déplacées et des victimes de trafic que nous mettons en pratique le commandement de la charité que Jésus nous a laissé, lorsqu’il s’est identifié à l’étranger, à celui qui souffre, à toutes les victimes innocentes de la violence et de l’exploitation.

Pape François

06 mars 2015

CARÊME 2015 : CCFD


L’amour du prochain
passe par le respect de la création

Le Carême, temps de jeûne, de prière et de partage, temps de purification et de conversion est propice à une réflexion sur les enjeux écologiques.

En quoi ces enjeux résonnent-ils avec le cheminement personnel et collectif que chacun est amené à faire pendant ces 40 jours ?

Pour sept milliards d’habitants, 900 millions de personnes souffrent de malnutrition, un milliard vit dans la misère (selon la Banque mondiale) : les trois-quarts d’entre eux se trouvent en zone rurale. Ces populations rurales dépendent étroitement des services rendus par les écosystèmes pour survivre. Ce sont ces écosystèmes qui se dégradent aujourd’hui, non pas à cause des populations démunies qui en dépendent, mais bien plutôt à cause des populations riches qui dégradent notre planète : émissions de gaz à effet de serre, épuisement des ressources en poissons à cause de la surpêche, dégradation de la qualité de l’eau disponible, raréfaction des terres cultivables utilisées pour d’autres usages (biocarburants, extractions minières), exploitation abusive des forêts…

Tous solidaires… pour le meilleur et pour le pire !

Nous vivons une solidarité à l’échelle planétaire : les épidémies, les cyclones et les crises boursières qui se moquent des frontières nationales, nous le rappellent régulièrement. Les habitants des zones intertropicales ont à faire face à la multiplicité et à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes (tornades, inondations…), dont les spécialistes disent qu’ils sont très liés au réchauffement climatique. À nouveau, les spécialistes disent que la plus grande part de ce réchauffement est à rapporter aux activités humaines, surtout la consommation d’énergie carbonée qui est le fait des pays industriels, donc ailleurs que dans les zones tropicales. L’Afrique est responsable de moins de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le continent pourrait compter dans les dix ans à venir, quelques dizaines de millions de personnes exposées à des pénuries d’eau causées par le changement climatique. Les plus pauvres paient les conséquences des péchés des plus riches !

L’amour du prochain… Qu’on ne voit pas… Qui n’est pas encore né !

En ces temps de carême consacrés à la solidarité internationale, faut-il dire désormais : aime la nature comme on disait jadis : aime ton prochain ! Non. Il faut aimer, protéger et respecter la nature, car cette nature permet aux plus pauvres de nos contemporains de survivre. Ceux-ci vivent de la nature qui leur fournit des services non marchands qu’ils ne pourraient de toute façon pas payer, car c’est l’argent qui leur manque. L’amour du prochain passe par le développement de tout homme et de tous les hommes. Cet amour passe désormais par la protection d’une nature qui permet aux plus pauvres de se développer, ou au moins de ne pas mourir de faim ni de souffrir de déficit aigu en eau ! Cet amour du prochain, en particulier du prochain pas encore né, passe par le respect et le soin de notre planète, de telle manière que les générations futures puissent y vivre

La solidarité internationale en ce temps de carême reste plus que jamais d’actualité. Cette solidarité doit affronter les défis d’aujourd’hui. Parmi ceux-ci, l’un des plus urgents et des plus lourds de conséquence pour notre mode de production et de vie, a pour nom : le développement durable. Le mot, trop utilisé, est usé. Mais il signifie : changer notre modèle de production, de consommation et notre style de vie. Changer les politiques publiques. Et changer notre manière de regarder le monde et notre manière d’y vivre.


Accueil  des partenaires du CCFD
dans le Val d’Oise

MEXIQUE : CAM
Centre Antonio Montesimos
Association civile mexicaine travaillant à la fois comme centre de réflexion théologique et ONG  d’appui à des processus de développement intégral et de plaidoyer et espace de participation citoyenne.  Elle travaille dans les zones rurales des Etats d’Oxaca et de Veracruz auprès des paysans et des femmes.
Domaines d’intervention : agriculture biologique, santé communautaire et préventive, lutte contre la traite des femmes, conflits autour de l’eau.

Partenaire accueilli : Miguel ORTEGA sociologue et directeur du CAM. C’est un spécialiste de la défense des droits  et spécialement de la traite des femmes au sens d’esclavage moderne.

Vous pourrez rencontrer Miguel Ortega
  • Samedi 14 mars à 18h à Garges-les-Gonesse, église Ste Geneviève  22 rue du Colonel Fabien (il rencontrera les jeunes à partir de 14h 30)
  • Lundi 16 mars à 20h30 à Vauréal église Ste Claire , 2 avenue de l’Abbé Pierre.



PEROU :  CEAS
Commission Episcopale d’Action Sociale
Chargée de coordonner la Pastorale Sociale qui a pour mission de renforcer la justice, la démocratie et la paix au Perou et de conseiller la Conférence Episcopale pour les questions sociales. CEAS s’inscrit dans la réflexion sur la Doctrine sociale de l’Eglise qu’elle promeut via la formation d’agents  pastoraux.
Programmes d’actions : protection de la création , vérité et réconciliation,  justice et droits humains, démocratie participative, économie solidaire, doctrine sociale de l’Eglise et santé.

A la  récente COP20 (convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), le rôle de CEAS était d’apporter une parole d’Eglise sur les racine éthiques de l’engagement des chrétiens contre le changement climatique et dans  l’option préférentielle pour les pauvres.

Partenaire accueillie : Jessy ROMERO Accompagne le conflit autour des ressources naturelles  et  soutient une communauté dans un conflit social avec une multinationale  du secteur de l’énergie sur l’utilisation des eaux d’un lac en zone andine.

Vous pourrez rencontrer Jessy ROMERO
  • Vendredi 20 mars à 20h30 à Ermont au Temple de l’église protestante unie de France “Cap Espérance” 89 bis Chaussée Jules César.



Démarche Carême du CCFD-Terre Solidaire
Catholiques ou non, vous pouvez envoyer vos dons au :
CCFD-Terre Solidaire, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris.
Pour plus d’informations  http://ccfd-terresolidaire.org


04 mars 2015

PARTAGE N°159

LA RÉCONCILIATION… UN ACTE… COURAGEUX…

L’écologie est la responsabilité du chrétien en réponse à la création de Dieu.  Le pape François a réfléchi sur la « création de Dieu » (Gn 1, 1-19) et la « recréation » (Mc 6, 53-56) où « Jésus vient recréer ce qui avait été détruit par le péché ».

La « seconde création est plus merveilleuse que la première » : « Dans tous les endroits où il se rendait on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent  étaient sauvés. »


Enfin, il y a « un autre travail », celui de la « persévérance dans la foi », que fait l’Esprit-Saint : « Dieu travaille, il continue de travailler » et il le fait « par amour ».

Chacune de ces créations appelle de la part de l’homme une réponse particulière : à la « première création », il faut répondre en « gardant la création » : « La terre est à vous, faites-la avancer, soumettez-la, faites-la croître ».

L’homme a « la responsabilité de faire croître la terre, de la garder et de la faire croître selon ses lois ». Comme « seigneur de la création, et non pas propriétaire », il ne doit pas « s’approprier la création, mais la faire progresser ». « Réfléchir à la manière de garder la création! C’est chrétien ! C’est la responsabilité du chrétien : un chrétien qui ne garde pas la création, qui ne la fait pas croître, ne s’intéresse pas au travail de Dieu. »

Par rapport « à la seconde création », l’homme est appelé à se laisser « réconcilier avec Dieu », à « aller sur la voie de la réconciliation intérieure, de la réconciliation communautaire parce que la réconciliation est l’œuvre du Christ ».
La réconciliation qui vient de Dieu nous fait passer par le jeûne, la prière et le partage et conduit à la large vallée d’une vie réconciliée. Car nous-mêmes sommes avant tout et toujours ceux qui reçoivent : des assoiffés de paix, impatients de justice, des mendiants de réconciliation et finalement des assoiffés de Dieu. Mais ce que nous recevons de Dieu, nous devons le redonner et le partager avec la création et avec les autres humains, de sorte qu’ils puissent eux aussi participer à ce cadeau.

« Seigneur,
fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

(St. François d’Assise)

« Le printemps est la plus belle saison… C’est celle de Pâques et de la Résurrection. »

Puisse Pâques vous apporter paix et sérénité et vous permettre de vous émerveiller devant le miracle de la vie.


Père Britto

01 mars 2015

2EME DIMANCHE DE CARÊME

« Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! » Mc 9, 7
La relation filiale avec Dieu n’est pas comme un trésor que nous conservons dans un coin de notre vie, mais elle doit grandir, elle doit être nourrie chaque jour par l’écoute de la parole de Dieu, la prière, la participation aux sacrements, en particulier ceux de la pénitence et de l’eucharistie, et la charité.

Pape François