20 juin 2017

POUR PRIER

Prière pour les responsables politiques

Seigneur,

Je Te remercie pour toutes les personnes engagées en politique.
Par l’intercession de Saint Thomas More,
je Te confie tout spécialement nos dirigeants,
leur famille et leurs équipes.
Libère-les des pressions qu’ils subissent chaque jour des médias,
des lobbies, de l’argent et de l’opinion publique.

Qu’aidés par ton Esprit Saint,
ils réalisent ta volonté dans leur fonction,
leurs décisions et leurs engagements sans douter d’eux-mêmes et des dons que Tu leur as donnés.

Qu’ils gardent le souci de protéger
toute ta Création en sachant toujours gérer les priorités avec justice et vérité dans le respect de la personne humaine et du bien commun.

Que ton Amour leur donne l’amour des autres comme d’eux-mêmes.
Enfin, qu’ils soient conscients de ta Présence à leurs côtés
et qu’ils avancent toujours avec Toi  courageusement et fidèlement.
Amen.


Le 31 octobre 2000, Jean-Paul II a signé un décret proclamant saint Thomas More patron des gouvernants et des hommes politiques. Le pape souligne qu'il fut «martyr de la liberté au sens le plus moderne du terme»

19 juin 2017

3 INITIATIVES CITOYENNES...

1
UN RÉSEAU DE CITOYENS ENGAGÉS
Solidarités Nouvelles face au Chômage est un mouvement de citoyens qui se sentent concernés par les questions d'emploi et de chômage.

Cette association déploie aujourd’hui son action dans la France entière, grâce à un réseau de 2 400 bénévoles répartis dans 182 groupes locaux.

Indépendante de tout parti politique et de toute confession religieuse, SNC ne perçoit pas de subventions d’État et s’appuie sur le soutien de donateurs particuliers et de personnes morales.
SNC déploie ses actions autour de 3 axes :
  • L'accompagnement individuel, personnalisé et dans la durée des chercheurs d’emploi par des binômes de bénévoles.
  • La création d’emplois solidaires, dans des structures de l’Économie Sociale et Solidaire, pour les personnes dont la recherche d’emploi se prolonge.
  • La participation au débat public pour défendre les intérêts des chercheurs d’emplois et lutter contre toute forme de stigmatisation.


A Bouffémont, le groupe de solidarité SNC existe depuis près de 30 ans. Il se compose actuellement d’une dizaine de bénévoles et accompagne 25 chercheurs d’emploi. Vous pouvez à tout moment le rejoindre soit en accompagnateurs potentiels soit au titre d’accompagnés. Vous pouvez aussi être simplement donateurs pour financer les emplois solidaires. 3 sont en cours à Bouffémont et 2 autres viennent de se prolonger par des emplois en CDI dans les structures d’accueil.

 2
Dix territoires sans chômeurs

Et si, pour lutter contre le chômage, on créait tout simplement des emplois ? Des emplois qui seraient conçus pour correspondre à la fois aux compétences des chômeurs de longue durée du secteur et à des travaux utiles au territoire ?
Et si, en plus, on faisait le pari que cela coûtera moins cher de financer des CDI au smic que de compenser l’inactivité ?
Iconoclaste,  ce  projet  baptisé  « zéro chômeur de longue durée », né en 1994 dans le Maine et Loire, est devenu réalité.
Porté depuis 2010 par ATD Quart Monde, il a débouché sur une proposition de loi votée, en février 2016, à l’unanimité par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Avec l’objectif de créer un fonds d’expérimentation pour financer potentiellement 2 000 emplois pendant cinq ans dans dix territoires, choisis en novembre. Puis d’évaluer si effectivement le pari est gagnant, avant, si c’est le cas, de le généraliser. Affaire à suivre...



3
QUAND L’ACCUEIL DE L’AUTRE DEVIENT REALITE

Le Pape François souhaitait que chaque paroisse accueille une personne immigrée.
C’est le cas pour Bouffémont grâce à des familles des paroisses catholique et protestante.

Aria, iranien de 42 ans, est parmi nous depuis le 9 Novembre 2015. Il est hébergé depuis dans des familles des deux communautés.

Il a été soutenu par l’ACAT France pour son dossier de demande d’asile et en Février 2017 il a obtenu le statut de réfugié avec une carte de séjour de 10 ans.
Reste à trouver un emploi. SNC l’accompagne pour cela. Mais le défi est de taille tant qu’un début de maîtrise du français lu et écrit n’est pas acquis.
Pôle Emploi vient de lui accorder une formation de trois mois dans notre langue qui va débuter en Juillet.


16 juin 2017

PARTAGE N168

Et maintenant ?

Nouveau président, nouveaux ministres, nouveaux députés. Les Français viennent de manifester leur volonté de changement en renouvelant considérablement le paysage politique et pourtant tout reste à faire. Le 1er tour des élections présidentielles a révélé nos profondes divisions quant aux diagnostics de nos difficultés et aux  moyens à mettre en oeuvre pour les résoudre.
Comment combler les fossés, créer des passerelles, apaiser les tensions, nouer des dialogues ? Comment mettre en commun nos accords et nos désaccords afin de construire une société capable d’assumer sa diversité? Les regards, bien sûr, se tournent aujourd’hui d’abord vers Emmanuel Macron, celui auquel les Français viennent de confier les plus hautes responsabilités. Le président de la République est, en dernier ressort, le garant de la vie commune. Il peut, il doit susciter et encourager des projets au service de la cohésion sociale. Mais rien ne sera possible si la mobilisation ne se diffuse pas à tous les échelons de responsabilité, y compris celui des simples citoyens. Chaque individu est dépositaire d’une fraction de l’intérêt général. Et cela commence par de petites choses. Par exemple, se parler avec respect.
Les Français sont individuellement optimistes mais collectivement pessimistes. L’une des raisons pour lesquelles notre pays a des difficultés à surmonter la crise serait cette incapacité à créer du lien, à chercher le bien commun, à se respecter. Pourtant, sur le terrain, la mobilisation existe déjà et depuis longtemps. Sans les solidarités familiales et amicales, sans le dévouement des élus locaux, sans les réseaux associatifs, sans l’étonnante créativité de nombreux acteurs sociaux, sans la conscience professionnelle qui est à l’oeuvre dans les entreprises et les administrations, la société française se serait effondrée depuis longtemps. On peut même avec confiance affirmer ceci: il n’y a pas de problème national apparemment insoluble qui n’ait déjà trouvé de solution à l’échelle locale.
Notre communauté paroissiale si diverse, par ses membres de toutes origines sociales et géographiques, mais unie par une même espérance, doit prendre toute sa place dans la construction de cette société réconciliée, vitale pour  le bien-être de tous  les Français.

Edito tiré du Journal La Croix du 12 mai 2017